Vieux-Boucau - N°142 - Novembre-Décembre 2017

Pêche d’antan pour la Sauvagine

Les membres de la Pinasse boucalaise ont organisé une pêche à la senne comme elle était pratiquée jusque dans les années 1950.

Construite en 2013 (JdP n° 109, 115 et 117), la Sauvagine a participé depuis à de nombreux rassemblements de voile-aviron. Mais en quatre ans, cette réplique d’une pinasse de côte traditionnelle n’avait jamais été testée dans son usage initial : celui de bateau de pêche. «Cela me faisait beaucoup de peine de voir que notre filet ne servait pas», reconnaît Christian Napias, membre du conseil d’administration de la Pinasse boucalaise. Bien décidé à inverser la tendance, il a convaincu le reste de l’équipe d’organiser une pêche à la senne comme elle se pratiquait jusque dans les années 1950. Conseillés par les pinassayres de Contis, qui s’essaient à la discipline depuis 2000, les membres de l’association se sont lancés le 20 septembre dernier.

Une centaine de participants

Par vent d’est et avec des conditions climatiques idéales, cinq rameurs, un barreur et deux personnes chargées de dérouler le filet dans l’eau prennent place à bord de la Sauvagine qui quitte le rivage à 16h entre la plage principale et la plage Nord. Le coefficient de marée est de 99, les vagues atteignent 50 à 60 centimètres. La foule est dense pour assister à l’évènement : entre 400 et 500 personnes se pressent sur la plage pour cette grande première. «Christian a eu la bonne idée d’annoncer la manifestation avec un haut-parleur le matin même sur le marché de Vieux-Boucau», souligne le président Michel Laboille-Moresmau. Car plus que des spectateurs, la pinasse a besoin de bras pour tenir les cordages et ramener le filet à terre. Une centaine de volontaires participent à la manœuvre.

A quelques mètres du rivage, un membre d’équipage lance un bourricoun vers la plage. Ce maillet en bois attaché à une extrémité de la senne permet aux pêcheurs d’un jour restés sur le sable d’attraper et de maintenir un côté du filet. La pinasse s’éloigne alors déroulant la senne en mer, perpendiculairement à la côte. Lorsque le filet est déroulé jusqu’au milieu, le capitaine commence un arc de cercle pour rejoindre la plage à une centaine de mètres de son point de départ. Le second bourricoun est jeté et réceptionné par une personne à terre.

Maigre butin mais grand souvenir

A chaque extrémité du filet, une cinquantaine de personnes tirent alors simultanément le filet et le referment, afin de piéger le poisson. Pour cette première, la pêche est maigre : seuls trois muges – d’une cinquantaine de centimètres tout de même – se laissent capturer. «On a fait quelques erreurs de jeunesse, sourit Christian Napias. Quelques muges sauteurs se sont échappés !»

Malgré ce maigre butin, les membres de l’association gardent un excellent souvenir de la journée. «L’ambiance était excellente. Hommes, femmes, enfants, surfeurs, il y a vraiment eu une belle entente entre tous ! Ça a été une belle expérience maritime, chaleureuse et humaine.» Une expérience que l’association entend renouveler dès que les conditions le permettront.

Photo © Michel Laboille Moresmau - La Pinasse boucalaise

 

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